Chapeau (Extrait) :
Le TGV M, cinquième génération de trains à grande vitesse construite par Alstom, effectue ce vendredi 6 novembre son voyage inaugural entre Paris et Marseille, avec plus de deux ans de retard, selon ICI et l’AFP. Il transporte pour la première fois des passagers.
Un départ de la gare de Lyon à 9 h 56
Le train a quitté Paris-Gare de Lyon à 9 h 56 pour une arrivée prévue à 13 h 05 en gare de Marseille Saint-Charles. À bord figurent le PDG du groupe SNCF, Jean Castex, et le ministre des Transports, Philippe Tabarot, ainsi que le directeur général d’Alstom, Martin Sion, selon ICI.
Ce lancement intervient après une longue série de reports. Le TGV M devait initialement circuler pour les Jeux olympiques de Paris en 2024. Sa mise en service a ensuite été repoussée à 2025, puis à 2026, en raison de tiraillements entre le constructeur et l’exploitant, avant une phase de pré-roulages en conditions réelles, rappelle l’AFP.
Plus de places, moins d’énergie
Chaque rame à deux étages peut accueillir jusqu’à 740 voyageurs, soit 20 % de capacité de plus que la génération précédente, et plus de 1 400 lorsque deux rames circulent ensemble. Grâce à un nez plus aérodynamique, le train consomme 20 % d’énergie en moins et rejette environ un tiers de CO2 en moins, selon la SNCF. Il ne roule en revanche pas plus vite que ses prédécesseurs : l’objectif affiché est de transporter davantage de voyageurs dans de meilleures conditions, pas de raccourcir le trajet entre Paris et Marseille.
Les sièges ont été repensés, rouges en première classe et bleus en seconde, avec davantage d’espace pour les jambes et des baies vitrées plus longues.
À l’intérieur, la voiture-bar devient un « bistrot » sur deux niveaux, avec un espace de vente en libre-service en bas et des places assises à l’étage. Un dispositif élévateur doit permettre aux voyageurs en fauteuil roulant de monter à bord de manière autonome.
Une commande de 4,6 milliards d’euros
Depuis 2018, la SNCF a commandé quelque 160 rames de TGV M à Alstom, pour un montant total d’environ 4,6 milliards d’euros, dont une partie destinée à Eurostar et aux liaisons transmanche. Le déploiement sur le réseau doit se faire progressivement, à mesure des livraisons.




