Les cours ont repris lundi 2 novembre après les vacances de la Toussaint, alors que des organisations lycéennes et étudiantes appellent à poursuivre les blocages. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a décrit sur France Inter une mobilisation « assez résiduelle » en début de matinée.
Quelques établissements bloqués
« À ce stade, il y a quelques lycées perturbés, quelques-uns en Île-de-France, dans le Nord, à Toulouse », a déclaré le ministre, cité par franceinfo et l’AFP. L’AFP a constaté des blocages devant plusieurs lycées de Marseille et de Toulouse. Édouard Geffray a mis en garde : pour « plusieurs centaines de milliers d’élèves » privés de cours depuis quatre ou cinq semaines, « l’année scolaire est maintenant en risque ». Il a aussi rappelé, selon le direct de franceinfo, que l’État prévoyait « quasiment 2 000 personnels de plus l’année prochaine ».
La police renforce ses effectifs autour des établissements dès ce lundi, selon une note de la Direction nationale de la sécurité publique consultée par l’AFP. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré sur franceinfo que l’exécutif « fera en sorte que les cours puissent se tenir dans les meilleures conditions possibles ».
Des mesures jugées insuffisantes
Le mouvement, parti mi-septembre d’un lycée de Créteil, porte sur le remplacement des enseignants, l’état des bâtiments, les emplois du temps et Parcoursup. Le 28 octobre à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a détaillé les réponses du gouvernement : classes de seconde plafonnées à 28 élèves dès 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés, 500 postes d’enseignants et 500 postes de psychologues, infirmiers et assistants sociaux supplémentaires, une pause déjeuner d’une heure garantie, 15 000 places de plus dans le supérieur en 2028 et le remplacement de Parcoursup pour la campagne 2028.
Pour l’intersyndicale formée par l’USL, l’Unef, la Fage et l’Union étudiante, c’est un « premier pas » mais pas assez : elle réclame notamment 10 milliards d’euros d’investissement et l’abrogation de Parcoursup.
Une semaine chargée
L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent à bloquer lycées et universités mardi 3 et jeudi 5 novembre. Ce jeudi coïncide avec la journée de grève et de manifestations lancée par l’ensemble des syndicats de salariés sur les salaires et le pouvoir d’achat, à laquelle les organisations de jeunesse ont annoncé leur participation.




