Aller au contenu
dimanche 8 novembre 2026
L'info en un éclair
Économie

Voiture électrique : l’assurance, la facture que les acheteurs oublient

Voiture électrique : l’assurance, la facture que les acheteurs oublient
<a href="http://dahlstroms.com/">Håkan Dahlström Photography</a>

Chapeau : Alors que les voitures électriques ont représenté plus de 40 % des immatriculations de voitures neuves en France en octobre, le coût de leur assurance grimpe, a souligné BFM Business dimanche 8 novembre. Selon la fédération France Assureurs, un sinistre impliquant une électrique coûte en moyenne 11 % de plus aux assureurs que celui d’une voiture thermique, un écart qui se répercute sur les primes.

Un marché qui bascule vers l’électrique

La progression est spectaculaire. En septembre déjà, les électriques avaient atteint 42 % des ventes de voitures neuves, au coude-à-coude avec les hybrides, selon la Plateforme automobile (PFA) citée par l’AFP. Le cabinet AAA Data attribuait alors cette dynamique aux particuliers, soutenus par le leasing social et le bonus financé par les certificats d’économies d’énergie, dans un contexte de prix des carburants à des niveaux record. En octobre, la barre des 40 % a de nouveau été franchie, d’après les chiffres publiés en début de semaine et repris par BFM Business.

Pour beaucoup d’acheteurs, le calcul paraît simple : la recharge coûte moins cher que le plein, ce qui accélère l’amortissement du véhicule. Mais un poste de dépense est souvent négligé au moment de l’achat, relève BFM Business : celui de l’assurance.

Des réparations plus coûteuses

L’étude de France Assureurs, menée sur près de deux millions de véhicules, détaille l’origine de ce surcoût. Tous types de garanties confondus, l’indemnisation d’un accident impliquant une voiture électrique revient environ 11 % plus cher que pour un modèle thermique de même génération. L’écart atteint 14 % sur la garantie dommages et 28 % sur le bris de glace. Il est plus marqué encore pour les SUV.

La batterie concentre une grande partie du problème : son démontage, son diagnostic et sa réparation restent techniquement complexes, et seule la moitié des constructeurs proposent des batteries réellement réparables. Avec le vieillissement du parc, un nombre croissant de véhicules risque d’être déclaré économiquement irréparable après un choc. Les pare-brise et les phares des électriques coûtent en outre 24 % plus cher à remplacer, alors même que ces voitures n’ont pas davantage d’accidents.

Le poids joue aussi : une électrique pèse en moyenne 41 % de plus qu’une thermique, et jusqu’à 80 % de plus pour une hybride rechargeable, ce qui accroît la gravité des chocs et donc le montant des réparations.

Un lien encore mal perçu par les automobilistes

Selon un sondage OpinionWay réalisé pour France Assureurs, près de la moitié des Français savent que réparer une électrique ou une hybride rechargeable coûte plus cher, mais seuls 22 % font le lien avec le prix de l’assurance, et 35 % ne se prononcent pas. À ces facteurs techniques s’est ajoutée la réduction progressive de l’avantage fiscal dont bénéficiaient les contrats des voitures électriques sur la taxe spéciale sur les conventions d’assurance, décidée à partir de la loi de finances pour 2024.

Pour contenir les prix, la fédération plaide pour des normes européennes sur la réparabilité des batteries, un accès élargi des garagistes indépendants aux outils de diagnostic des constructeurs et le recours aux pièces de réemploi. Elle a également lancé, avec l’organisme SRA, un indice de réparabilité des véhicules destiné à informer les acheteurs.

Les bons réflexes avant de signer

Avant d’acheter, il est utile de demander plusieurs devis d’assurance pour le modèle visé : les écarts de tarif entre modèles, et entre assureurs, peuvent être importants. Il convient aussi de vérifier ce que couvre précisément le contrat : la batterie, l’assistance en cas de panne de charge, ou encore la borne installée à domicile, parfois rattachée à l’assurance habitation. Enfin, la loi Hamon permet de changer d’assureur auto à tout moment après un an de contrat, sans frais ni justification, ce qui laisse la possibilité de faire jouer la concurrence chaque année.

Partager cet article Facebook X LinkedIn WhatsApp E-mail
F
Lamia

Les articles de France Flash Info sont préparés par notre rédaction dans le respect de notre charte éditoriale.

Signaler une erreur
Newsletter gratuite

L'essentiel de l'actualité, chaque matin à 7h

Une sélection claire des informations du jour, choisie par la rédaction de France Flash Info. Désinscription en un clic.

À lire aussi